The Last Wizard Land


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~°~ Césira Lys Valmuyten ~°~

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♠ Prétendante au titre de princesse légitime ♠



Cesira L. Valmuyten


ζ AVATAR : Jessica Alba
ζ MISSIVES ENVOYEES : 212
ζ ARRIVEE : 24/12/2010
ζ AGE IN RP : 27 ans
ζ RACE : Vampire
ζ ACTIVITE(S) : /
ζ AMOUR(S) : Secret Défense ;p
ζ POINTS & NIVEAU : 14
/
ζ POUVOIRS : En spoiler obligatoirement ! (pour ne pas déformer les profils)
MessageSujet: ~°~ Césira Lys Valmuyten ~°~ Dim 26 Déc - 0:13

Cesira Lys Valmuyten



Je suis ce que je suis...

« La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir. »
Alexis Carrel



    © Luciole

    ✏ NOM : Valmuyten.
    Étymologie : Val=vallée ; Muyten=révolte.
    ✏ PRÉNOMS : Césira Lys
    ✏ SURNOM : Aucun à l'heure actuel.
    ✏ ÂGE & DATE DE NAISSANCE : 13/07/1983 27 ans.
    ✏ LIEU DE NAISSANCE : Casparek
    ✏ RACE : Vampire
    ✏ STATUT CIVIL : Célibataire
    ✏ RANG : Simple vampire, même si l'on pourrait la considéré comme prétendante au titre de princesse.
    ✏ ACTIVITÉ : /
    ✏ POUVOIRS :
    1er : Capacité de disparaître/se cacher dans l'ombre.
    ✏ QUELQUES ADJECTIFS : Impulsive, opiniâtre, méfiante, curieuse, réfléchi, aimante, franche, digne de confiance.

    ✏ TA PIRE HONTE :
    Être la victime de nombreux vampires, et ne pas s’en être sortit indemne… l’humiliation a été fatal pour moi.

    ✏ TON PIRE REGRET :
    Ne pas avoir essayé de tuer la reine des vampires…

    ✏ TON RÊVE LE PLUS FOU :
    Qu’on ne me regarde plus comme la batarde qui fou le bazar partout, alors qu’en réalité c’est très différent. Je ne suis que le fruit d’un amour délaissé et méprisé par le temps…

    ✏ TON MEILLEUR SOUVENIR :
    Les années de mon enfance passé avec mes parents biologiques et surtout mon demi-frère... c'est fou ce qu'on est heureux et innocent à cette âge là. Désormais, j'avance plus dans la boue que dans l'herbe fraiche...

    ✏ TON FANTASME :
    En ai-je seulement juste un seul ? ;p

    ✏ TA PLUS GRANDE PEUR :
    La perte de mon frère ainsi que ma meilleur amie. En quelques mots, la perte de mes êtres très chers pour mon cœur.

    ✏ TA VIE EST-ELLE TELLE QUE TU L'AVAIS IMAGINÉE ? :
    Pas du tout ! Du moins, pas après avoir su qui était mes véritables parents. Mais je suis assez fière de ma ‘‘remonté dans la vie’’

    ✏ STYLE DE TES SOUS-VÊTEMENTS :
    Tissus surtout, ou dentelles parfois… Généralement de couleurs sombres.

    ✏ TA DERNIÈRE BLESSURE :
    Celle de mon honneur, mon humanité… mon cœur…

    ✏ LA DERNIÈRE FOIS QUE TU AS PLEURE :
    Pour la mort de mes parents adoptifs.

    ✏ CE QUE TU N'AS JAMAIS OSE DIRE :
    Que j'ai été soigné par le médecin du Palais Royal et mon amour caché...

    ✏ COMMENT QUALIFIERAIS-TU LE MONDE QUI T'ENTOURE ? : Apocalyptique, à chier peut-être... ? Mais aussi un monde bourré d'hypocrisie.


    © Luciole

    ✏ PSEUDO : Corpse, Elysse, Lyn, Luciole, Orchidea... j'aime énormément les 2 derniers, et j'en ai sans doute beaucoup en réserve x)
    ✏ ÂGE : 20 ans.
    ✏ AVATAR : La belle et fulgurante Jessica Alba !
    ✏ OU AS-TU TROUVE LE FORUM : Sur un Top site.
    ✏ COMMENT LE TROUVES-TU : Ne le savez-vous déjà pas ? ~~> GÉNIAL !
    ✏ CODE : Ok ! =DD


« Parce que ma vie ne se résume pas. »




My Character :

« C’est une femme formidable ! J’ai eu la chance de la voir grandir au fil des années. Elle était très colérique étant petite – vous me direz, tous les gosses sont pareils, certes – mais au fur et à mesure qu’elle prenait de l’âge, sa maturité m’étonnait. Elle était toujours en quête de savoir ; les plus petites choses l’intriguaient énormément. On ne pouvait pas dire que sa curiosité était un défaut. Moi je pense que c’est une qualité, il faut juste savoir la modérer. Il faut dire qu’étant petite, il fallait que je la surveille, sinon elle m’échappait à coup sur. Elle était très douée dans ce domaine d’ailleurs, mais elle arrivait toujours à se faire pardonner. Cesira était très généreuse, pour ça elle me ressemblait. Même si je sais que ce n’est pas ma vraie fille.
Je l’ai vue s’épanouir ; ou du moins, jusqu’à ce qu’on lui parle de ses parents biologiques. En effet, nous ne savions absolument pas d’où venait ce bébé lorsque nous l’avions trouvé. Et après ce temps-là, elle n’a pas arrêté de chercher, sa persévérance lui faisait vraiment défaut ! Plus têtue qu’elle je ne pouvais pas trouver. Quand je la regardais faire, je croyais voire mon mari. Oui, elle avait quelques traits de caractères de son beau-père, plutôt ses défauts. Quant à moi, mon mari me disait souvent que sa beauté venait de la mienne…
»
Azilis, sa belle-mère

« Césira ? Comment je pourrais décrire Césira ? Aaah ! C’est une très belle femme ! Je l’ai élevé comme ma propre fille et je pourrais même dire qu’elle a hérité de mes défauts si c’était réellement ma fille. Quels sont mes défauts me diriez-vous ? J’ai un très fort caractère, il ne faut pas me marcher sur les pieds, sinon je vous écrase ! Seulement ma p’tit Cesira arrive à bien gérer ce défaut. En revanche, ce qu’elle n’arrive pas à maîtriser, c’est bien sa curiosité ! Ma femme vous dirait le contraire, comme quoi c’est une qualité. Mais il ne faut pas l’écouter, car ce trait de caractère peut vous poser de gros problèmes et Cesira ne dira pas le contraire !
Cési’ est très franche, c’est aussi mon cas mais je le suis un peu trop, d’après elle d’ailleurs. Elle me disait toujours ‘’ Papa, la franchise ce n’est pas une question de colère, alors arrête de toujours t’emporter ! ’’ Il est vrai que j’ai tendance à être colérique, mais c’est pour la bonne cause. Néanmoins, Cési’ a aussi ce genre de défaut… en moins grave je dirais, même si elle a de temps en temps des excès de colère… mais c’est comme ma femme, je dirais.
»
Killian, son beau-père

« Bien qu’elle ne soit pas de la famille, je la considère comme ma véritable petite sœur. Elle me trouve d’ailleurs un peu trop protecteur à son goût, mais qui ne le serait pas ? Je l’ai toujours trouvé fragile – même si je sais qu’elle ne l’est pas du tout – et je ne peux pas m’empêcher de veiller un œil sur elle. De plus, je connais toutes ses faiblesses car j’ai souvent été une bonne épaule et de bons conseils lorsqu’elle était au plus bas. Ce n’est pas une question de force d’esprit – car elle est vraiment très forte de ce côté-là – mais tout le monde à ses faiblesses, non ? Moi aussi j’en ai, et je pense que seule Cesira connaît ma grande faiblesse. J’en suis sur, tout comme moi avec elle. Néanmoins je ne l’ai jamais cru tant fragile, mais comme elle ne connaissait pas ses parents, elle n’avait pas de ‘base’ solide ; alors j’ai toujours fait en sorte qu’elle soit comme chez elle dans notre famille. »
Nathaniel, son demi-frère

« Cesira est ma grande confidente ! C’est fou ce qu’elle est digne de confiance ! J’ai eu du mal à avoir sa confiance d’ailleurs. Mais étant donné qu’elle m’a bien aidé dans une période bien désastreuse de ma vie, je lui dois tout ! Elle a réussi à me redonner envie de vivre, et je lui suis fidèle ; même après la grande catastrophe avec ses parents biologiques. Là c’est moi qui l’ai aidé comme je l’ai pu, même si au final je n’ai pas fait grand chose. Elle n’a jamais faibli, et n’a jamais céder à la panique, même lors de l’attaque… elle étant la victime. C’est une femme très forte et qui ne se laissera jamais faire. Elle en a payé les conséquences. Mais ne dit-on pas qu’on se relève trois fois plus fort d’une grande défaite ? Cesira est de ceux là, et je l’admire pour sa persévérance et sa bravoure. »
Azalée, son amie.



Dernière édition par Cesira L. Valmuyten le Jeu 30 Juin - 13:03, édité 27 fois
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MessageSujet: Re: ~°~ Césira Lys Valmuyten ~°~ Dim 26 Déc - 0:14


My History :

Des pas précipités s’entendent dans les sombres allées. Un ombre traverse les rues rapidement. Une lumière éclaira son visage apeuré et essoufflé. La jeune femme avait le souffle coupé, et si elle ne tenait pas avec la force de ses muscles, ce n’était qu’avec la force de son esprit. Elle ralentit la cadence lorsqu’elle arriva à proximité d’une maison. Elle jeta un œil par la fenêtre lumineuse, et ne vit personne. Elle continua alors son chemin, jusqu’à s’arrêter et à se cacher pour observer des personnes qui rentraient chez eux. Apparemment, c’était une très bonne famille. Le couple rentrait chez eux avec leur fils, et on entendit un éclat de rire avant que la porte du seuil de se ferme en claquant. La jeune femme attendit longuement que les lumières s’éteignent. Le froid l’envahissait même si elle ne le ressentait pas. Et lorsqu’elle comprit que c’était le bon endroit, la jeune femme marcha jusqu’au seuil de la porte. Elle posa quelque chose à terre, et posa minutieusement une enveloppe sur le seuil, de tel manière à ce que – lorsque la porte s’ouvrirait – le couple ne puisse pas passer à côté de cette lettre ; même si la jeune femme savait très bien qu’elle ne reviendrait jamais la reprendre. Son regard se porta sur la forme encapuchonnée et bien ligoté par des couvertures. La lumière éclaira ce petit être, et la jeune femme disparut dans la nuit, laissant désormais les cris de l’enfant percer le silence de la nuit un peu plus tôt paisible.

Les lumières s’allumèrent presque aussitôt. Dévoilant enfin l’enfant qui pleurait. Une femme au visage endormit ouvrit la porte, et son visage se transforma en un grand étonnement. Qui avait bien pu laisser un enfant ? Pour le laisser ici, devant une porte, il fallait que la mère l’aime un peu, alors pourquoi ne pas le garder ? La jeune femme ne s’interrogea pas plus longtemps, car son mari venait d’apparaître à ses côtés. C’est là qu’en prenant l’enfant, le mari vit la lettre. Le mari l’ouvrit, pendant que la femme berça l’enfant pour l’apaiser. Ils commencèrent alors à lire cette lettre mystérieuse…


Citation :
    " Voici un bien lourd présent. Faites-en ce que vous voulez, elle n’est plus mon enfant… "


L’écriture était soit, très illisible et très mal écrite. Il y avait des gens analphabètes, alors le couple supposait que s’était un enfant victime des bordels, et la mère avait fait l’effort d’écrire un petit mot. Leur supposition était très claire : la mère ayant accouché quand même, elle ne souhaitait cependant pas garder l’enfant. Cela arrivait parfois, et malheureusement d’ailleurs pour cet enfant innocent. Il n’avait rien demandé…
Lorsque les yeux de l’enfant croisèrent ceux du couple, ils surent qu’ils ne pourraient faire autrement que de l’adopter et lui donner un maximum d’amour pour qu’elle oublie ce fameux épisode. Et fort heureusement, on oublie très vite les souvenirs du passé…

La petite fille fut acceptée par la famille. Le couple n’avait qu’un fils de 8 ans, pourtant celui-ci n’avait aucune jalousie dans le regard. C’était plutôt de la tendresse pour ce bébé abandonné volontairement. Ils lui trouvèrent un très beau prénom : Cesira ; accompagné d’un deuxième prénom : Lys. Et ils ne mirent pas bien longtemps pour lui aménager un petit coin tranquille. Au début, les nuits étaient terribles. Surtout la première où il l’avait retrouvé devant leur porte. Mais comment expliquer à un enfant qu’il ne reverrait jamais sa mère ? Ce n’est pas possible. Tout ce qui était possible, c’était qu’il se sente en sécurité ; et c’est ce que faisait Angélique et son mari, Killian. Quand à l’ainé, Nathaniel, il la prenait comme pour sa sœur, et jetait tout le temps un œil sur elle. Les parents s’en amusaient d’ailleurs.

Il ne fallait pas être psychologue pour savoir que son enfance eut été difficile. Le fait que sa mère biologique l’abandonne – même très petite et même si elle ne se souvenait de rien – elle avouait souvent à Azilis qu’elle sentait un gros vide dans son cœur. Elle ne l’exprimait pas comme ça non. D’abord se fut ses cauchemars sans arrêt, les pleurs et hurlements dans la nuit. Azilis avait eut du mal à calmer ses angoisses en pleine nuit, et ne comprenait d’ailleurs pas trop pourquoi Cesira agissait ainsi. Mais ce fut dès qu’elle atteignit l’âge de 7 ans qu’elle put enfin divulguer son angoisse. Azilis ne put que la réconforter et lui cacher la vérité. Elle en avait parlé avec son mari, et ils avaient décidés de ne rien lui dévoiler tant elle serait aussi fragile. Bien entendu, ils furent un briefing à leur fils pour qu’il n’en dise rien ; et il accepta l’idée, même si celle-ci n’était pas négociable. A 14 ans, il pouvait très bien être compréhensif.
En plus de cette angoisse, elle était victime de brimade lorsqu’elle allait jouer à l’extérieur avec ses rares amis. En effet, Azilis n’avait pas fait attention ; et ce n’était pas parce que c’était une mauvaise mère non. Car elle prenait soit de cet enfant qu’elle considérait définitivement et officiellement comme sa propre fille. Elle lui apprenait à lire et écrire de part ces connaissances de sa propre mère, pour que Cesira puisse à son tour parvenir à aider des personnes ; et qui sait, ses enfants par la suite !
Enfin, nous n’en étions pas encore là…

Un après midi de beau temps. Le soleil parvenait de temps en temps à percer les quelques nuages qu’il y avait dans le ciel d’un bleu azur. Les feuillages voletaient au gré du vent, quelques feuilles s’arrachant à leur branche pour subir la pesanteur qui l’amenait doucement vers l’herbe fraiche du parc. Quelques cris retentirent au loin et le silence domina à nouveau. Des pieds se balançaient dans un tempo très régulier. Une petite fille était assise sur une branche d’un arbre. La hauteur lui permettait de voir bien plus loin que sur ces deux jambes. Elle pourrait éventuellement se cacher si nécessaire…
Des cris retentirent encore, mais différent de tout à l’heure et surtout plus proche. Des cris de joie presque méprisant. C’était eux… se sont eux. Ils arrivèrent dans le parc, telle une bande dans son quartier général. Quatre gosses, ou du moins quatre adolescents car il devait avoir 13-14 ans. C’était une des bandes qui s’en prenait aux plus faibles qu’eux, et forcément aux plus jeunes… Les pieds disparurent du champ de vision des ados avant qu’ils ne puissent réaliser qu’il y avait quelqu’un. On l’entendit grimper plus haut qu’elle le pouvait, puis, s’accrochant à une branche, elle regarda la bande de jeune garçon se pointer et squatter au bas de l’arbre. Elle entendit encore ses éternels sarcasmes. Comment pouvaient-ils ne pas s’en lasser ? S’était étrange comme les différences de position et d’éducation pouvaient mettre un immense gouffre entre différents enfants. Cette bande par exemple… Cesira savait très bien qu’ils étaient des immigrés. Pourquoi diable ne restaient-ils pas dans leur cité ?
Elle glissa, et une grimace perça fortement son visage. Ouch… trop tard. Elle regarda en bas, et vit les quatre paires d’yeux levés vers elle. Un sourire sadique aux lèvres, ils entreprirent alors de grimper…

« Alors on se cache ma belle ? »

Vous connaissez ce sentiment ? Celui où votre cœur bat à vous en faire une crise cardiaque ; celui où votre respiration s’accélère, pour presque vous étouffer ; celui où vos muscles sont comme tétanisés… la peur. Oui, Cesira ne savait pas quoi faire est était presque tétanisé.

« Ne t’inquiètes pas, on ne te fera pas de mal, hein les gars ? » ajouta l’un d’eux. Et tous rigolèrent diaboliquement.

Au moment où deux garçons se rapprochèrent dangereusement de son perchoir, elle voulu les éviter en descendant rapidement. Pas de chance, l’un d’eux la tira violemment. Cesira lâcha prise, plus rien pour se retenir, et tout à coup elle se sentit tomber. Le garçon avait lâcher prise. Dans sa chute, Cesira grava dans sa mémoire le sourire étonnamment sadique et pervers du garçon qui l’avait lâché. Elle sentit alors son dos exprimer une douleur féroce. Une grimace… encore une, mais cette fois-ci de douleur. Bien que la terre n’était, en soit, pas très dur ; Cesira l’avait cependant bien sentit en atterrissant dessus. Elle était tombé pile sur le dos, le coupant le souffle quelques secondes, ne pouvant pas bouger. Les quatre garçons se mirent autour d’elle, près à faire n’importe quoi pour l’humilier encore une fois… Quand soudain une voix retentit derrière eux.

« Hey ! Ca vous dérangerait de vous en prendre à ceux qui peuvent se défendre ? »

Une voix masculine oui, mais une voix familière aussi pour la petite fille…

« Ca te dérangerais d’aller voir ailleurs s’il te plait ? » ajouta presque trop précipitamment l’un des garçons.

Tous s’étaient retourné, Cesira n’avait pas eu besoin de se relever pour comprendre que c’était son grand-frère qui était là.

« Justement… non. » ajouta-t-il avec un sourire malicieux en faisant découvrir de derrière son dos un immense bout de bois.

« Ce n’est pas très bien de s’en prendre au plus petit. Allez venez… ne me dites pas que vous pissez dans votre froc’ maintenant que vous avez un adversaire à votre taille… si ? »

Très très provocateur, en effet. Mais en grand-frère protecteur, il souhaitait en aucun cas que l’attention des jeunes se reporte sur sa petite sœur. Elle avait déjà trop subit à cause de son mutisme vis-à-vis de ses brimades. Maintenant qu’il savait, il pouvait la défendre, et oh que oui il le ferait !
Un des jeunes s’approcha pour l’insulter et le coup partit tout seul. Le bout de bois s’abattit sur la mâchoire du jeunot, pour ensuite l’envoyer dans les vapes, étalé sur le sol. Nathaniel se remit en garde, sa position comme un joueur de base-ball ; sa batte bien en vue. Nath’ fit un pas en avant, l’air vraiment agressif et les deux autres partirent en courant, abandonnant leur tête de bande.
Alors il réceptionna sa petite sœur, qui s’était à présent relevé, étant en position assise. Nath’ lui demanda si ça allait et lui fit une bise sur la tête. Alors ils s’en allèrent du parc, main dans la main.


Autant dire que Nathaniel s’est bien fait remonter les bretelles en rentrant cet après-midi là. Il avait l’air triste devant sa mère, mais dieu seul sait combien il était fier de ce qu’il avait fait. Son unique et préféré sœur allait merveilleusement bien, car après cet incident, elle put enfin se sentir en sécurité. Combien de fois fallait-il qu’elle subisse les désavantages de la vie ? N’était-il que le seul à se préoccuper de son avenir ? Il savait fort bien comment elle avait galéré étant petite, et il ne souhaitait absolument pas que ça recommence. Il se souvient encore de veiller près de son berceau, essayant par tous les moyens de lui faire arrêter ses pleurs. Il avait toujours été là et le serait toujours pour la protéger de ce monde de folie. Bien entendu, ses parents n’arrêtaient pas de lui dire d’arrêter de la surprotéger ; Nath’ n’avait pas la même perspective, et il ne pensait pas à mal. Mais quand bien même, ses parents ne le lâchait pas ; et Nath’ ne le supportait pas. Ils lui disaient souvent qu’il devait penser à lui-même, arrêter de s’inquiéter parce qu’ils s’inquiétaient déjà de la sécurité et du bonheur de Cesira. Nath’ ne les écoutait pas, non pas parce qu’il ne croyait pas en leur rôle de parents, mais disons simplement qu’il avait un fort lien avec sa demi-sœur ; et il ne pouvait pas le nier.

________________________________________



13 juillet 2001. J’ai 18 ans. Je pourrais dire que je suis soulagée, même heureuse d’avoir atteints la majorité. Mais ça ne me fait pas plus d’effet que ça… Du moins pour ce qui est de mon âge, car la fête surprise organisée pour mon anniversaire avait été fantastique !
Ce fut mon frère l’œuvre de tout ce chamboulement. Cela ne m’étonna guère d’ailleurs, lui qui était si affectueux et protecteur envers moi. Non… il n’avait pas changé depuis des années. Il avait seulement prit de l’assurance ; il était charismatique et musclé, intelligent… enfin tout pour appâté les femmes, mais il était toujours là pour moi, aux moindres petits soucis. Cela ne me dérangeait pas, car il savait aussi apaiser sa curiosité et se taire lorsqu’il le fallait. Un grand frère à la hauteur de toutes les espérances. Beaucoup de filles m’enviaient, et moi je ne niais pas que j’avais de la chance, seulement je ne l’aboyais pas sur tous les coins de rue…
Nath’ avait préparé pleins de jeux, aussi débile et stupide soient-ils ; seulement nous nous amusions tous ! Nous ne savions pas encore où est-ce que nous allions caser tous ses gens qui étaient venu pour ma fête ; mais ce n’était pas encore le temps d’y penser. Je devais ne penser à rien d’autre qu’à m’amuser m’avait-il dit. Je lui avais fait un sourire sournois, et je partis vraiment en sucette. L’alcool a ses avantages… comme ses inconvénients. Je bu jusqu’à plus soif, et je pensais pouvoir tenir toute une nuit à danser et faire les différents jeux organisé par mon bien aimé Nath’. Hélas, je m’écroula avant, presque ivre morte. Ce fut la journée la plus géniale de ma vie, mais aussi la plus horrible lorsque je me leva le lendemain… Inutile de vous expliquez, vous comprendrez tous : gueule de bois terrible.


Désormais majeure, je ne souhaitais pas partir à la recherche d’adrénaline comme certains que je connaissais. Non… disons que l’année de mes 18 ans fut très mouvementés ; et je ne m’attendais pas encore à ce qui allait s’ensuivre, et surtout, ce que j’allais endurer…

Il faisait nuit… je marchais dans le parc assombrit par les arbres, mais à moitié illuminé par la pleine lune. Cela me laissa le loisir de voir où je mettais les pieds. Je n’arrivais pas à trouver le sommeil cette nuit là, ce pourquoi j’avais prit l’initiative de marcher un peu. Peut-être que je trouverais, ici-même, les symptômes d’une personne fatiguée. Quoiqu’il en soit, je ne les sentis en aucuns cas pendant les heures qui suivirent.
Puis soudain un bruit retentit, suivit d’un gémissement de douleur. J’haussais un sourcil, me demandant qui pouvait bien être là. J’avançais lentement vers ces bruits qui ne cessèrent pas et s’amplifiaient peu à peu. Je contourna un buisson puis me retrouva nez à nez avec une jeune fille qui essayait d’ouvrir une mystérieuse boîte. Elle devait l’avoir trouver dans la rue. Cette inconnue avait l’air très jeune, du moins elle n’avait pas moins de 15 ans. J’observais alors ses habits, ils devaient être très vieux et surtout ils étaient sales, un peu déchirés par endroit. Son visage ne ressemblait plus à rien, et ses cheveux n’en parlons pas ! Enfin… c’était une sans abri, sans aucun doute. Son regard croisa le miens lorsqu’elle s’aperçu, un peu tard, que j’étais présente. Lorsque je croisa son regard, un sentiment étrange me parcouru. Je ne pouvais pas la laisser ici, dans cet état, et surtout seule. Je m’accroupis en face d’elle. Celle-ci eut un mouvement de recul involontaire, mais tout de même méfiante, avec une pointe de peur dans les yeux. Je me demandais bien qu’est-ce qu’elle fichait ici en plein milieu de la nuit.

« Comment t’appelles-tu ? »

Je n’eus aucune réponse, si ce n’est les yeux ronds qu’elle me faisait. Elle souhaitait fuir, et je le voyais très clairement dans ses yeux. Alors j’essaya de la faire parler autrement.

« Tu t’es perdue ? Veux-tu que je t’aide à retrouver ton chemin ? »

Là, j’eus comme réponse un gros non de la tête. Je fus assez surprise. Je savais pourtant qu’elle n’était pas atteinte de mutisme. Je l’avais entendu baragouiner des insultes bien plus tôt. Mais alors que je souhaitais lui reparler, elle m’annonça directement qu’elle était seule. Je ne compris pas bien la phrase, alors j’essayais de la rassurer pour qu’elle m’en dise un peu plus. Et pour ça, je m’assis à côté d’elle.

« Mais alors, que fais-tu toute seule ? Tu veux peut-être que je t’aide à ouvrir ta boîte ? »

Mon regard se posa sur la boîte en question qui était dans les mains de la jeune fille. Là je compris que cette boîte contenait de la nourriture. Elle avait très faim apparemment, car elle s’était presque mit à sang ses doigts pour l’ouvrir… en vain. Alors je me leva brusquement, lui tendant ma main, avec un grand sourire.

« Viens avec moi, je vais te montrer un endroit magnifique, où je pourrais prendre soin de toi. »

Tout d’abord, la jeune fille repoussa son offre, hésitante. Mais lorsque je baissa la tête pour recroiser son regard, la jeune fille releva la tête puis regarda ma main un long moment… avant de la prendre pour de bon.
Nous nous retrouvâmes côte à côte, main dans la main, et lorsque nous arrivâmes devant ma maison, je la contourna pour arriver derrière, au jardin… et surtout dans la serre qui se trouvait au fond. J’ouvris la porte et je fis entrer la fille à l’intérieur. Je lui emboîta le pas, puis ajouta en regardant toutes ses multitudes de fleurs avec tout un tas de couleurs.

« Je viens souvent ici pour m’isoler et prendre soin de ses fleurs. Elles me remontent le moral et m’aide à m’apaiser… »

Je m’approcha d’elle, puis la suivit du regard lorsqu’elle parcourra toute la serre, avec des yeux illuminés. J’eus un léger sourire en la voyant, car je me voyais moi-même. J’espérais vraiment qu’elle puisse se sentir mieux et pouvoir me dire qu’elle problème elle avait.
Nous restâmes toutes deux dans la serre toute la nuit durant. Elle ne souhaitait plus repartir et moi j’étais fière d’avoir pu faire sourire une fille qui avait vraiment l’air paumée et triste. Nous nous amusions avec les fleurs, j’avais fais comme un marché avec elle : je lui montrais tout ce que je savais faire avec les plantes, autant manuellement que culturellement ; en contrepartie, elle devait me renseigner sur elle… Un marché honnête, étant donné qu’elle avait découvert elle aussi une passion pour les plantes… Ou du moins, quelque chose qui lui redonnait de la pêche et du sourire. Je pus enfin lui décrocher un mot : Azalée. Ce prénom si charmant n’allait pas avec le look actuelle de la jeune fille…




Dernière édition par Césira L. Valmuyten le Mar 18 Jan - 23:24, édité 24 fois
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MessageSujet: Re: ~°~ Césira Lys Valmuyten ~°~ Dim 26 Déc - 0:15


    Il m’a bien fallut lui donner deux gel douche et trois tonnes de shampooing pour que son visage et ses surtout ses cheveux ressemblent à quelque chose. Elle était maintenant plus belle comme ça. Je découvris d’ailleurs qu’elle avait des cheveux blonds et une peau assez pâle, malgré le fait qu’elle soit toujours dehors. Elle avait une meilleur mine, cependant elle était assez mince… trop même pour son âge. Je lui donna une serviette et des vêtements que j’avais trouvé au fond de mon armoire. Heureusement que je n’avais pas encore jeté les fringues qui ne m’allait plus. Je pourrais les lui donner, si seulement elle acceptait de rester ici. Encore fallait-il que j’en parle à ma mère… ça c’était autre chose. Mais qu’est-ce que je pouvais faire ? Je m’attachais de plus en plus à cette fille perdue.
    Je l’installa dans mon lit, et elle s’endormit presque aussitôt. Sans un mot depuis…



    « Mais que fais-tu dans le canapé Césira !? »

    J’entendis très bien cette voix qui m’extirpa très rapidement de mon sommeil. J’ouvris d’abord un œil, car la lumière du jour m’éblouissait quelque peu, étant donné que j’étais encore somnolente.

    « Ah… maman… Laisse moi me réveiller tranquillement et ensuite je… »

    Mais je fus interrompue pas un cri strident qui venait de l’étage, suivit d’un appel à témoin de la part de mon frère. Je me leva rapidement, jetant violemment le plaid et courut à l’étage. Ma mère étonnée, me suivit après quelques secondes d’étourdissement par ce qui venait de se passer.
    J’entra dans ma chambre et put découvrir mon frère qui pointait du doigt la jeune fille qui était recroquevillé dans un coin. Apparemment, mon frère avait voulut me réveiller en me sautant dessus… seulement ça n’avait pas été moi la victime.

    « Mais c’est qui elle ? » commença mon frère, toujours en pointant du doigt la jeune fille.

    J’avança vers la jeune fille comme pour la protéger puis regarda mon frère, puis ma mère qui venait d’entrer dans ma chambre et qui manifestement, attendait aussi une explication par le regard qu’elle me portait.

    « C’est une jeune fille que j’ai trouvé à la rue. Elle était perdue et avait faim, alors je l’ai hébergée. Mais elle n’a pas de famille… » répondis-je en faisant un signe à Azalée de revenir parmi nous.

    « Je te présente mon frère : Nathaniel ou Nath’ pour les intimes ; qui est un peu brutal parfois, mais il est tout de même gentil tu verras. »

    « Et voici ma mère, Azilis. »

    Azalée s’avança et ouvrit la bouche pour échapper un petit bonjour. Ma mère lui renvoya son bonjour et ça me surprise qu’elle ne relève pas le fait que j’avais hébergée une inconnue. Elle nous indiqua que le petit déj’ était prêt et qu’il y en avait pour tout le monde, seulement si on descendait tout de suite.

    L’odeur des pancakes remontait jusqu’aux escaliers. Je fermai ma chambre et emmena avec moi Azalée qui était encore en pyjama, comme tout le monde de toute manière dans cette maison, le samedi matin. Mon frère était le premier à être assit et à déjà manger l’assiette garnis. Moi, j’installa Azalée, qui était encore dans son mutisme, puis je m’assis à mon tour. Je l’invita à prendre des pancakes, ma mère en rajouta une couche, puis elle se mit à manger comme un ogre. Elle avait apparemment eut les notions de politesse et du savoir faire quant au fait de manger. Même si elle s’enfilait les pancakes à la seconde et les uns après les autres ; elle mangeait proprement. J’en fus la première surprise – oui je lui avais donné à manger hier soir quand même – car apparemment ça ne dérangeait ni Azilis, ni Nath’. Ma mère commença alors à la questionner, et je me disais qu’elle n’arriverait à rien avoir de cette fille. Il lui fallait sûrement du temps… mais lorsqu’Azalée se mit à parler et surtout à répondre à toutes les questions, je fus encore sans voix. Peut-être était-ce le fait d’avoir bien dormi et d’avoir bien mangé ? Ou aussi qu’elle se sente en sécurité parmi nous ? Je n’en savais trop rien. Elle nous avoua aussi qu’elle avait fait de grosses bêtises, surtout lorsqu’elle était affamée… Nous ne nous permîmes pas de relever, car nous nous doutions bien de ce qu’elle avait pu faire… Un vampire affamé depuis des jours… L’instinct de survie, toujours.

    Par je ne sais quel moyen, je pu convaincre ma mère de la garder… l’adopter en quelque sorte. Elle n’avait ni toit, ni famille – où du moins ils l’avaient rejetés. J’avais l’impression qu’un étroit lien se tissait entre elle et moi ; et que nous avions plus de points communs que je ne pourrais l’imaginer. Du moins, je ne m’en rendrais compte que dans un certain temps…
    Ma mère ‘n’avait pas été difficile à convaincre. Je lui avais dit que je souhaitais m’occuper d’elle, car je ne pouvais pas la relâcher dans la nature en sachant très bien qu’Azalée ni survivra peut-être pas, ou qu’elle finirait à coup sûr catin dans un bordel. Ma mère m’avait transmit sa générosité, même si j’en avais beaucoup moins qu’elle, je savais quand l’utiliser et surtout quand la bloquer.

    Nous n’avions même pas besoin d’avoir d’autorisation, puisque ça famille l’avait mise à la porte. Elle était donc morte pour tous. Quoiqu’il en soit, elle avait une autre famille maintenant. C’était une sorte de famille recomposée, mais une famille heureuse, sans aucun doute. Cesira la considérait comme sa meilleur amie… sœur de cœur pour ceux qui était proche d’elle. Il était évident qu’un lien très fort se tissait entre elles. Cesira lui apprit à écrire et à lire, sa famille ne s’en était même pas préoccupée. Enfin… elle était entre de bonne main. Mon père l’aidait à faire une maquette et à bricoler car elle adorait ça ; et elle aidait ma mère à faire la cuisine et le ménage. De plus, cela lui permettait de faire des pauses et de s’évader ; elle en avait bien besoin. Il n’avait pas été fort difficile de la faire se sentir mieux, et qu’elle se sente en sécurité. Un toit, de l’amour, et elle se sentait déjà mieux ! Ce qui me rassurait c’est qu’elle n’avait pas été fort traumatisée.
    J’avais l’impression de me voir moi il y a longtemps, beaucoup plus petite soit ; mais c’était pareil. D’où peut-être le rôle de confidente que j’avais envers elle. Elle me racontait beaucoup de chose ; et moi je l’écoutais inlassablement, me permettant parfois de lui donner mon avis ou mes conseils.

    ________________________________________


    Un vacarme retentit dans la maison, des cris retentissaient dans tous les sens, mais une seule voix revenait plusieurs fois et surélevait toujours avec tant de mépris celles des autres… La mienne. J’étais hors de moi. Je ne comprenais absolument pas pourquoi un secret à mon sujet aussi lourd avait été gardé pendant plus de 18 ans. « Pour que tu es une enfance normale… » avait répondu mon père ; « Pour que tu puisses oublier ton abandon. » avait finit ma mère. Mon frère quant à lui, resta en retrait, sans parler. C’est bien lui qui avait fait la gaffe. Il s’en voulait terriblement, mais il se disait qu’un jour où l’autre elle l’aurait sût… de lui ou d’une autre personne d’ailleurs. Mais quoiqu’il en soit, il ne participait pas à la conversation, car d’un côté, il comprenait parfaitement l’avis de sa sœur, mais d’un autre, il comprenait ses parents ; puisqu’il avait lui-même donné son accord favorable à ses parents lors d’une discussion il y a bien longtemps…

    « Je vous déteste ! » criai-je pour finir, ne les laissant absolument pas le temps de finir leur phrase. Mon frère voulut m’empêcher de franchir la porte, mais je le repoussa violemment.

    Nous n’entendions que la porte claquer avec effroi. Le silence se fit lourd dans la maison, tandis qu’Azilis avait les larmes aux yeux, son mari l’enlaçant ; Nath’ prit son manteau et sortit lui aussi.


    Le silence n’était coupé que par le bruit de l’eau qui ruisselait. Assise au bord du cours d’eau, mes larmes avaient à présent séchées, laissant des traces d’eau salée sur mes joues. Mon regard restait figé sur les reflets de la lune dans l’eau calme. J’étais en colère, et je n’arrivais pas à faire baisser cette émotion qui m’envahissait. Comment avaient-ils pu me mentir pendant toute ses années ? Comment avaient-ils put prendre une décision à ma place ? Désormais je les détestais, je ne savais pas à quoi penser d’autre ce soir. Mes yeux sombrèrent alors dans l’eau noire et profonde.

    « Toujours au même endroit lorsqu’il s’agit de t’isoler. » me surprise une voix derrière moi, mais cependant familière. Je savais tout de suite qui c’était. Je n’avais parler de cet endroit qu’à deux personnes : mon frère, et bien entendu Azalée, qui n’avait pas assisté au scandale ; mais qui, de toute manière, n’allait pas tarder à être au courant.

    Nath’ s’assit à mes côtés, mais sans dire un mot. Je pensais qu’il allait me faire la morale, mais là, ce soir, il procédait autrement. Ce fut alors moi qui brisa le silence.

    « Je crois que je ne pourrais pas leur pardonner. »

    Mon frère me regarda rapidement puis ajouta après quelques secondes de silence.

    « Tu sais, ils ont fait ça pour ton bien, essaie de les comprendre. »

    Là je ne pouvais pas du tout comprendre son point de vue, je m’emporta alors un peu trop rapidement.

    « Mais ils auraient pu me dire la vérité bien avant ! J’aurai pu comprendre plus jeune !! Je suis forte putain ! »

    Nath’ resta calme cependant.

    « Etant petite, tu criais toujours la nuit. Tu n’arrivais pas à dormir. J’étais toujours là pour te rassurer, Azilis m’a retrouvé plusieurs fois endormit dans ta chambre. Tu ne supportais pas la solitude, car tu avais peur d’être abandonné de nouveau… J'ai bien fais ça pendant plusieurs mois avant que tu ne dormes toute seule.»

    C’était la première fois qu’il me parlait de mon enfance. Avant, il esquivait souvent le sujet ; quant à mes parents, ils m’avaient évoqué que les bons côtés, pas les mauvais. Pourquoi prendre tant de soin à trier les souvenirs de mon enfance ? Je ne comprenais pas… non vraiment…

    « Je ne comprends toujours pas. » lui répondis-je en repliant mes jambes, les enroulant de mes bras et posant mon menton sur mes genoux. Ma colère s’était un peu apaisée, pour laisser place à une incompréhension totale.

    « Ta mère t’as abandonné Cési’… Elle ne t’aimait pas. »

    « Comment tu peux savoir ça ?! » lui coupais-je, presque cinglante.

    Voyant que Nathaniel n’obtiendrais rien d’elle, il décida de se lever pour s’apprêter à partir.

    « Ne cherche pas à retrouver tes parents biologiques. »

    Après une seconde, il comprit qu’elle pourrait le prendre mal, alors il ajouta aussitôt :

    « C’est simplement un conseil. Mais je n’aimerais pas te retrouver dans un sale état… »

    Il partit sur ses mots. Je ne relevais pas, car je m’enfermais sur moi-même, et puis il était déjà loin lorsque j’essaya de comprendre ses mots…

    Je croisa Azalée dans ma chambre lorsque je rentra dans mon appartement assez tard dans la nuit. Elle m’attendait sur le lit, comme si elle avait sentit que j’allais revenir. Avec elle, le dialogue fut tout autre… D’abord, elle me demanda comment j’allais, et elle était désolée de ne pas avoir été présente. Elle faisait partit de la famille à présent et je la considérais comme une sœur de cœur. Après tout… c’était moi qui l’avait sortit du pétrin. Depuis, elle me radote qu’elle a une dette envers moi qu’elle payera un jour où l’autre. Moi je n’avais de cesse de la faire taire et d’oublier ; oui car je n’avais pas fait ça pour pouvoir l’utiliser de mon plein grès comme un jouet qu’on cassait. Non… ce n’était pas ça, c’était encore plus fort que ça, et elle m’était très chère.

    « Je veux t’aider. » fini-t-elle par dire après une longue discussion entre nous.

    « Pardon ? » annonçais-je, plutôt surprise de sa réaction soudaine.

    Azalée souhaitait m’aider, soit ; mais pourquoi était-elle aussi décisive ? Elle ne me fit pas attendre plus longtemps et me proposa toute sorte d’idée, de plan, de voie dans laquelle on pouvait aller pour pouvoir trouver ma mère ou mon père. La première option fut de trouver ma mère, car elle seule pourrait m’apporter les réponses que je cherchais.

    Après cette discussion, nos journées n’avaient de cesse que de se rapprocher de nos objectifs. Nous avions trouvé une piste, après avoir réalisé que son nom avait changé. Dur dur de chercher dans ces cas là. Mais Azalée m’a beaucoup aidé, étant donné que je ne parlais plus à mes parents, plus à mon frère ; Azalée restait à mes côtés et m’encourageait toujours, ne cessant de baisser les bras. Nous avions trouvé une adresse avec le nom indiqué. Avant d’entreprendre de frapper à la porte, Azalée confirma en regardant la boîte aux lettres où il y avait marqué son nom entier : Gwenaëlle Milovski. Je me dirigeais alors vers la porte, frappa plusieurs fois, avant d’entendre un gros bruit derrière la maison suivit d’un gémissement. Azalée courut voir et je l’entendis crier :

    « Cesira !!! ELLE S’ENFUIT CETTE GARCE !!!! »

    Alors s’ensuivit une course poursuite monstrueuse, avant que Azalée ne lui saute dessus, la plaquant au sol. Faut dire qu’elle n’avait plus 20 ans la vieille dame…
    Elle se débattit, ce qui ne servit à rien puisque Azalée la tenait fermement. Et moi, je la regardais, en me demandant pourquoi est-ce qu’elle s’était enfuie…

    De nouveau dans la maison, nous nous étions autorisées à rentrer, étant donné que désormais, la gentille dame devrait répondre de son acte de fuite. Et surtout, je souhaitais savoir si c’était bel et bien ma mère biologique. Je ne tarda pas à comprendre que c’était bel et bien le cas.

    « Alors comment se fait-il que tu ais fuit ? Et puis… tu ne nous aurais jamais semés, c'était une porte sans issue, malheureusement pour toi. »

    Son regard fut glacial. Soit elle avait mal vieillit, soit vraiment elle ne m’aimait pas. Quoiqu’il en soit, il ne fallait pas que je reste dans l’ignorance. Et au moment où je souhaitais la re-questionner, elle se mit alors à parler.

    « Mais que croyais-tu ? Que j’allais t’accueillir à bras ouvert ? Que j’allais être heureuse de te revoir alors que ce n’est pas le cas ? »

    Sur le coup, j’encaissa sans me rendre compte de la difficulté que j’avais à recevoir ses informations, surtout de la part de ma mère biologique. Peut-être que je comprenais les paroles de mon frère à présent… mais j’étais têtue…

    « Ah… Ils ne t’ont pas dit que je t’avais délibérément abandonné ? Ahah… peut-être pour ne pas te faire de mal… mais sache que je n’ai jamais voulut ! »

    J’encaissais encore. Je baissa les yeux et sortit prendre l’air. En passant j’avais dit à Azalée qu’il me fallait deux minutes seule. C’était désormais tout autre chose. Je pensais vraiment que la vérité pourrait m’apporter quelque chose ; hors là, j’aurais sûrement dû écouter ce que mon frère m’avait conseillé. J’étais vraiment trop têtue pour l’écouter, et maintenant, il fallait que j’aille jusqu’au bout. Mais surtout… la culpabilité me rongeait petit à petit… mes parents adoptifs avaient eut raison. Et moi qu’est-ce que je leur ai laissé ? Des insultes et une grosse dispute, c’est tout. Là aussi, il fallait que j’aille m’excuser… mais ce n’était pas encore le bon moment, il fallait que je continue sur ma lancée. J’inspira un grand coup, avant de retourner dans la maison. Un seul regard suffit à Azalée pour être assurer que tout allait bien, plus ou moins.

    « Qui est mon père alors ? »

    Ma mère eut un rire médiocre, puis elle se mit à parler.

    « C’est à cause de toi si je l’ai perdu ! Enfant illégitime, ma grossesse ne m’a posé que des problèmes ! Et lorsque tu es née, il n’a plus voulut me voir ! C’était le grand amour, et toi, tu l’as gâché ! »

    En effet, il fallait aussi que j’encaisse ses accusations, mais je passa outre très rapidement, à mon grand étonnement.

    « Ca ne me dit pas qui est mon père… biologique j’entends bien sur. »

    Encore un rire sarcastique, que je n’arriva pas à encaisser. Ma main partit toute seule et l’on entendit un gros claquement. Et oui… j’avais frappé ma propre mère. Mais je la considérais désormais comme un obstacle à mon objectif.

    « Ton père était le roi des vampires. Le grand père de l’actuel roi. Tu ne pourras jamais le rencontrer. Tu es reniée par ta mère et ton père… comment fais-tu pour... »

    Elle se stoppa car j’avais encore levé la main pour la prévenir. Elle s’arrêta à temps, car je ne pense pas que j’aurais pu encore encaisser les paroles très dures qui allaient me rendre malade. J’avais malheureusement deviné ses pensées… et la fin de sa phrase tambourina dans ma tête, me provoquant un mal de crâne. Je sortis, et Azalée me suivit, comprenant que j’en avais fini.
    Une fois dehors, j’inspira un grand coup, avant de m’effondrer par terre. Mes genoux encaissèrent le choc, mais ma conscience avait du mal à redémarrer. Je me sentais étrangement vide, avec une culpabilité qui me rongeait atrocement, me donnant des douleurs dans la poitrine. Mes parents avaient raison… et je les avais envoyé balader…



Dernière édition par Cesira L. Valmuyten le Dim 6 Mar - 14:07, édité 21 fois
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Cesira L. Valmuyten


ζ AVATAR : Jessica Alba
ζ MISSIVES ENVOYEES : 212
ζ ARRIVEE : 24/12/2010
ζ AGE IN RP : 27 ans
ζ RACE : Vampire
ζ ACTIVITE(S) : /
ζ AMOUR(S) : Secret Défense ;p
ζ POINTS & NIVEAU : 14
/
ζ POUVOIRS : En spoiler obligatoirement ! (pour ne pas déformer les profils)
MessageSujet: Re: ~°~ Césira Lys Valmuyten ~°~ Dim 26 Déc - 0:15


    ________________________________________


    « Mais tu es dingue ! Tu vas te faire expulser ! Comment tu comptes entrer !? » criai Azalée.

    Elle n’arrêtait pas d’essayer de me convaincre que ce que j’allais faire était stupide et imprudent. Moi, je ne l’écoutais pas, et si elle me connaissait bien, elle savait très bien que je ne renoncerais pas.

    « Mais aidez-moi vous ! Vous êtes ses parents ! Et toi ? Ca ne te gêne pas Nath’ ? »

    Oui, je m’étais excusée auprès d’eux, et ils m’avaient comprise. Depuis, c’était presque redevenu comme avant, sauf que j’avais mon appartement désormais. Ils ne m’empêchèrent donc pas d’aller au château royal, et je leur en remercia. Azalée était dépitée, et ne savait plus quoi faire. Quant à mon frère, il m’indiqua la marche à suivre et m’offrit tout un tas de conseils que je garda bien précieusement. J'avais l’étrange impression que tout ce passerait bien. Peut-être me trompais-je.


    Le Château Royal surplombait les quartiers. Il donnait l’impression d’être le seul à être immense, et ce n’était d’ailleurs pas qu’une impression ; car lorsque je me trouva devant la grande porte, je me sentais ridicule, petite...
    Les portes s’ouvrirent, et je fus accueillie pas des gardes. Ça commençait bien. Mais quoiqu’il en soit, je ne me détournerais pas de mon objectif. Je voulais entrer… et miraculeusement, les gardes me laissèrent passer sans même que je leur expose mon intention. J’accéda à un grand jardin, où une grande allée principale donnait jusqu’au seuil du château. Je ne m’attarda pas sur le jardin, même si mes yeux scrutaient toute ses belles plantes. C’était peut-être la première fois que je voyais un jardin aussi beau. Mais ils n’avaient que ça à faire dans leur château…
    La porte s’ouvrit toute seule, encore une fois, puis je fus stoppé par un garde qui cette fois ci ne me laissa pas passé. Je lui expliqua que je souhaitais voir le roi, et là il se mit à rigoler. Je fus assez surprise de sa réaction. Pourtant, je ne voulais pas sortir d’ici sans avoir une explication, au moins du roi. Constatant que je ne pourrais pas passer, je commença à m’énerver et à crier, dévoilant par la même occasion que le grand père du roi actuel était mon père ; et donc le roi actuel mon demi-frère. Là, je vis une femme arriver et ordonner au garde de me laisser passer. Etrange réaction. Le garde me lâcha donc et je suivis cette mystérieuse femme.

    « Le roi va vous recevoir ; et sachez qu’il n’est pas très content de votre remue-ménage… »




Dernière édition par Césira L. Valmuyten le Lun 27 Déc - 19:45, édité 2 fois
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